Plus qu’une question de jours ou de slogans

1 Septembre 2002

Par Jacques Proulx
srq@solidarite-rurale.qc.ca
Au moment d'écrire ces lignes, si j'en crois le dernier grand discours du premier ministre du Québec nous serions à 295 jours d'une élection générale et à 995 jours d'un éventuel référendum. En matière d'agenda, le mien m'indique que le 29 septembre je serai au conseil général du Parti libéral du Québec pour commenter leur ébauche de programme.

Je dirai aux militants libéraux que j'ai infiniment de respect pour les hommes et les femmes qui font de la politique et que je ne partage en rien le cynisme des auteurs de la série télévisée Bunker. Je leur dirai aussi que la section sur les régions dans leur document de travail à l'étude à l'occasion de ce conseil général est intéressant.

En effet, les libéraux semblent engagés sur la bonne voie avec sept engagements dont un sur redevance sur les ressources naturelles, un sur l'accessibilité aux transports, un autre sur une connexion Internet haute vitesse universelle. De plus, l'analyse qui soutient ces propositions est assez juste. Hors de tout doute, nous sommes devant un programme politique réfléchi et ambitieux.

Cependant, je déplore que l'on confonde encore région et village. Le développement rural n'est pas le développement régional. Je me suis expliqué tant de fois sur cela que je suis navré que personne au PLQ n'est entendu.

Également, notre coalition a tant travaillé pour obtenir une politique gouvernementale de développement rural que nous aurions apprécié que les libéraux nous assurent de poursuivre dans son application.

On sent bien que les libéraux regardent du côté de la décentralisation. Ils ont raison. Néanmoins, nous serons intraitables : le seul lieu de décentralisation est et doit être la MRC. Sans cela, toutes les villes centres se prendront pour des siphons et iront sucer les avantages et les richesses des petits et gros villages comme dans le cas exemplaire de la reconstruction de l'abattoir Breton à Rivière-du-Loup.

Québec rural volume 11 no 6 - septembre 2002