De choses et d'autres

1 Décembre 2002

Par Jacques Proulx
srq@solidarite-rurale.qc.ca
En cette fin d'année, quelques sujets retiennent mon attention et m'incitent aux commentaires.

D'abord dans quelques jours, la Politique nationale de la ruralité aura un an. Nous aurons travaillé aussi dur à son obtention qu'à sa mise en ouvre. Nous sommes entêtés à voir les choses changer dans les communautés rurales. Notre récente tournée du Québec nous laisse avec de bonnes impressions. Mais, je me permettrais d'inviter les élus municipaux à encore plus de leadership car ils sont les mandataires de l'État. Je le répète, cette politique est un premier pas vers une décentralisation. Ainsi, le monde rural a collectivement une obligation de résultat et nos élus doivent marquer le pas.

Parlant de décentralisation, le Rendez-vous national des régions m'a laissé un goût amer dans la bouche. Trop de mots, trop d'applaudissements et une quête déraisonnable d'un happy ending. Un rendez-vous comme un beau film émouvant, un brin moralisateur que l'histoire ne retiendra pas car les petites vues ne changent jamais le monde.

La deuxième édition de la Foire des villages ne changera pas le monde mais elle est certainement le seul événement national à promouvoir le mode de vie rural. Ne serait-ce que pour cela elle mérite l'appui de toutes les MRC et de toutes les régions du Québec. À moins de deux mois de l'ouverture officielle, près de soixante MRC de 13 régions seront là. En 2003, nous présenterons une version améliorée grâce notamment à la participation et à l'animation de Place aux jeunes, du Camo, d'Équiterre, de SOLIDE et du Festival Montréal en lumière. Sans flagornerie, j'aimerais souligner l'appui indéfectible de nos deux principaux commanditaires : le Fonds de solidarité FTQ et la SGF. En plus des sous, ils mettent leurs idées au service du succès de la Foire. D'autres aussi nous sont fidèles comme le Mouvement des caisses Desjardins, Hydro-Québec, Loto-Québec et les gouvernements du Québec et du Canada.

Enfin, nous savons tous et toutes que l'année 2003, que je vous souhaite remplie de bonheur, sera une année marquée par la tenue d'une élection générale. L'analyse des sondages et de la carte électorale laisse croire que le monde rural pourrait déterminer quelle formation politique composera le prochain gouvernement. Nous serons courtisés en campagne. Mais puissions-nous être fidèles dans nos choix individuels à l'esprit de la Politique nationale de la ruralité.

Québec rural volume 11, no 8 - décembre 2002