Québec. Allocution de Jacques Proulx, devant les bénévoles du Réseau BIBLIO de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches

4 Novembre 2006

Le rôle de la bibliothèque dans la revitalisation des communautés.

Bonjour à vous tous.

Je suis bien content de me retrouver parmi vous pour échanger sur un sujet qui me tient particulièrement à cour : la ruralité et la ruralité dans son sens large, qui touche à la fois à la culture, aux loisirs, au développement rural et durable et à ceux qui l'habitent, ainsi qu'à vous les gens des biblio, qui avez un rôle à jouer dans votre communauté.

J'ai été invité pour donner une conférence, mais je préfère parler de causerie, parce que ce que j'aime avant tout, c'est de tenir des propos qui mettent la table pour des échanges. Alors si vous me le permettez, je vais prendre une partie du temps qui m'est alloué, non pas pour faire un grand discours, mais pour parler avec vous, alors que nous pourrons ensuite échanger.

Pour commencer, je dois vous dire, que le vidéo que nous venons de visionner me rappelle bien des souvenirs et me laisse songeur. Songeur, parce que je n'ai qu'à fermer les yeux pour me rappeler ces images des villages en ébullition, peuplés de familles nombreuses, avec des écoles bien garnies d'enfants de tous âges, avec son église bondée et son magasin général qui offrait un peu de tout. Ces images nous rappellent qu'à une certaine époque, la campagne était florissante. Même si la vie n'y était pas toujours facile, les milieux étaient tissés serrés, les gens connaissaient leur voisin et se parlaient. Le dimanche, c'est sur le parvis de l'église que tous se retrouvaient. Le reste de la semaine, c'était au bureau de poste, à la gare en attendant le passage du train ou au magasin général que les gens échangeaient les dernières nouvelles. 

La campagne c'était les familles nombreuses, le labeur quotidien à la ferme, la religion omniprésente, l'éducation sévèrement encadrée et l'instruction pas toujours accessible. A une certaine époque, fréquenter l'école n'était pas accessible à tous et si certains se débrouillent pour lire un peu, d'autres ne l'apprendront jamais. Les ressources littéraires sont rares et les  livres précieux alors que le contenu de certaines publications n'est pas toujours bien vu du curé. Rappelez-vous, tous ces livres à l'index. La connaissance était l'affaire d'une certaine élite et on ne tolérait pas que certains sujets soient remis en question. 

Comme les choses ont changé! Je me souviens qu'à une certaine époque le gros livre dans la maison, était le calatogue Eaton. Et à peu près à cette époque de l'année, les enfants parcouraient le gros catalogue de Noël plutôt que les grandes surfaces pour rêver un peu et choisir UN cadeau de Noël. C'était l'époque où l'humain avait encore sa place.

Et puis, ce qu'on appelle le progrès a fait son chemin, avec l'arrivée du téléphone, de l'électricité, de l'automobile et le reste. C'est l'ère de l'industrialisation, suivie de près par la révolution tranquille qui remet tout en question, de la façon de vivre à la religion, en passant par les valeurs familiales. Les mours se transforment, les esprits s'ouvrent en même temps que l'intérêt pour ce qui est nouveau, l'instruction prend de l'importance. Parallèlement, de plus en plus de gens prennent la route de la grand'ville, un phénomène qui va en s'accélérant et qui nous amène aujourd'hui à se poser la question : mais qu'est donc devenue la vie à la campagne???  

Pour moi, qui suis un rural, c'est évident, la campagne c'est ce lieu où je m'épanoui. Ceux qui me connaissent le savent, je suis un irréductible rural. Comme Astérix et son village, je suis attaché à mes racines qui sont fondamentalement  rurales. Et comme ce vaillant guerrier qui défend son territoire, je défends ma réalité, celle du monde rural avec toute ma fougue et ma passion, contre vent et marée.

Si j'aime la ville pour y passer un moment, je ne pourrais pas y vivre et mon choix de vivre en milieu rural est l'expression d'une liberté, de ma liberté et de celle de milliers d'autres habitants du monde rural qui comme moi, ont choisi ce milieu pour s'épanouir. C'est clair! J'ai besoin d'un village et de son environnement bien particulier pour être heureux et croyez-moi, cela ne m'a pas empêché d'être un citoyen du monde, préoccupé autant par la Palestine que par la Gaspésie, mais enraciné dans mon coin de pays.

Et aujourd'hui, pour toutes sortes de raisons, pour bien des gens, tout ce qui touche à la campagne est devenu péjoratif. Pour certains, la vie à la campagne est à proscrire, voire, la campagne elle-même devrait disparaître. Encore davantage en ces années 2000 où la valorisation de tout ce qui est gros, passe avant tout, notamment avec la concentration des villes, des entreprises, des industries et des structures. Comme si le fait d'être gros était une bonne chose en soi. Mais à penser ainsi, on perd de vue le plus petit et avec lui, la personne elle-même. Il est loin le Small is beautifull et pourtant on gagnerait à le remettre à l'avant scène, surtout en faisant passer la personne d'abord.

A l'ère où le système tend à mettre tout le monde dans le même moule, la vie en campagne semble pour bien des gens la solution pour s'évader et se retrouver, se créer un monde à soi, à notre échelle et à notre image avec notre identité propre.

Une façon de faire souvent oubliée dans cette tendance au Think big ou au Bigger is better qu'on devrait laisser à nos voisins américains. En fait, cette attitude de déni de la différence est malsaine et provoque beaucoup de frustration. Pas surprenant alors de retrouver cette attitude de mépris vis-à-vis des campagnes. Une tendance qui ne date pas d'hier, qui s'est insinuée tout doucement, pour ne pas dire insidieusement au fur et à mesure que l'industrialisation et ce qu'on appelle le progrès avançaient. Peu à peu, on a valorisé cette nouvelle façon de vivre au détriment des plus anciennes, on a lui a laissé toute la place pour relégué la campagne et ses gens loin derrière.

Et c'est alors que régnait la morosité et que l'exode des personnes comme des services, avaient l'allure d'une débâcle printanière que Solidarité rurale a vu le jour. En 1991, à un moment où nos gouvernements avaient même commencé à rayer des villages complets de la carte du Québec, des gens se sont levés et se sont regroupés pour défendre ce droit de vivre autrement.

Tout en créant un mouvement de solidarité, nous avons mis sur pied un organisme et avons proclamé la Déclaration du monde rural, qui visait à défendre la ruralité et en tête de liste de cette déclaration, venait la valorisation de la personne. Parce qu'on l'a trop souvent oublié, mais c'est la personne avant tout qu'il faut respecter et ne jamais perdre de vue.

Depuis, SRQ a travaillé pour sauver et revaloriser ce que nous appelons la ruralité. Aujourd'hui 16 ans, plus tard l'équipe de SRQ rentre d'une grande tournée du Québec où le gens des campagnes nous ont rappelé leur fierté d'être des habitants des milieux ruraux. Partout dans les petites villes et communautés québécoise les gens sont fiers de leur mode de vie, même s'ils sentent du dénigrement de la part de certaines gens qui voudraient bien les voir rentrer dans le rang et se joindre au plus grand nombre qui habitent la ville. 

Aussi, ces irréductibles campagnards, veulent-ils être respectés dans leur choix. Les habitants des campagnes, sont peut-être différents des habitants des villes, mais ils ont choisi de VIVRE en vivre en milieu rural, non pas seulement d'y habiter, dans le sens le plus large du terme, avec toute la passion, l'énergie et l'amour dont ils sont capables. Et c'est ce qui fait la véritable différence entre la ville, anonyme et indifférente, et la campagne, qui respire au rythme de ses habitants.

Plus que jamais, en cette ère de mondialisation et de globalisation, il faut encourager et laisser la place aux citoyens qui continuent d'occuper ses vastes espaces. Il faut reconnaître leur richesse, leur apport et respecter leurs choix de vie. Il n'y a pas qu'une seule façon d'être et de faire, c'est la diversité qui fait la force d'un pays. Et c'est ce respect qui fait la marque et la force de notre pays. Le Québec est un tout. De ses plus hauts sommets aux plaines du Saint-Laurent et du fleuve à la mer, le Québec est UN et c'est ce qui fait son charme et sa beauté. C'est ce qui fait que notre pays francophone trouve encore sa place en cette terre d'Amérique.

Et vous avez un rôle à jouer dans la survie du français jusque dans les moindres recoins du Québec. Les livres et la lecture font partie de notre patrimoine à protéger. S'ouvrir sur le monde et sur les autres langues, ce n'est pas renier la nôtre, c'est l'entretenir et la privilégier.

La campagne est le berceau des québécois et encore aujourd'hui c'est dans les régions qu'on puise toutes les ressources qui font les grandes villes et permettent aux urbains de continuer de vivre en ville.  Il y a une vie et il y a le salut en dehors des grandes villes et c'est par choix que de plus en plus en plus de gens décident de quitter le grande anonyme pour aller s'établir en campagne. Parce que c'est là qu'on retrouve ses véritables racines et que la vie reprend un rythme mieux adapté à l'humain que nous sommes. Parce que la nature y est encore accessible, qu'on peut y respirer autre chose que le carburant des poids lourd, parce qu'en levant les yeux vers le ciel je peux voir les étoiles. Et je pourrais continuer longuement, et tous les gens qui ont choisi de vivre en campagne pourraient également ajouter toutes les raisons de leur choix.

Et plus que jamais, je crois qu'à l'ère de la mondialisation, la véritable recette pour humaniser le tout passe par les campagnes. Chaque coin de pays est différent et c'est cette différence qui fait qu'on peut se bâtir un monde à notre mesure dans lequel on peut s'épanouir pleinement.

Non, ruralité n'est pas synonyme de pauvreté. Ce n'est pas vrai que l'hégémonie des grandes villes est un gage de succès pour le pays, leur taille non plus. En fait, tout le monde gagnerait à établir un rapport plus équilibré entre l'urbain (avec ses villes de différentes tailles) et le rural. Parce que l'immensité de notre pays ne doit pas être laissé complètement vide, l'habiter dans tout ses recoins est un plus (+) dans un monde comme le nôtre, fait de différences et d'unicité. Notre travail est simplement de trouver cet équilibre afin que chacun puisse y trouver son compte en y vivant libre et heureux.

Ici encore, vous avez un rôle à jouer dans cet équilibre, les bibliothèques publiques font partie des services de proximités que les ruraux peuvent facilement fréquenter. Mais vous pouvez aller au-delà du seul service de prêt de livres, vous pouvez devenir un lieu d'action, que les ruraux prennent l'habitude de fréquenter, pour se jaser un peu, pour échanger, pour faire des plans pour l'avenir. 

Les québécois sont inventifs et bourrés de talents, ils réussissent là où bien d'autres ont échoué à se tirer d'affaires et à se débrouiller avec bien peu de choses. C'est là toute l'histoire de notre pays. Et vous pouvez y contribuer. Si la lecture a permis à bien des gens d'ici de s'ouvrir au monde, votre rôle peut aussi être très actif. A vous de trouver comment. Je vous fais confiance, les québécois sont avant tout des gens débrouillards et ingénieux. Parcourez les campagnes et regardez bien, partout vous découvrirez quelques trucs inusités, inventés par les ruraux et les gens des campagnes pour se faciliter la tâche ou pour se divertir. Rappelez-vous les pemiers-remonte pente des Laurentides inspirés du principe des cordes à linges.

Pensez à des gens comme Joseph Armand Bombardier, qui est à l'origine d'une de nos plus importantes entreprises, aux frères Lemaire qui ont créé Cascades, à l'hydro-électricité, à Guy Laliberté, ce cracheur de feu de Baie St-Paul qui a fondé le Cirque du Soleil, à Desjardins qui a parti le mouvement des Caisse populaire et à tous nos artistes qui sont des dignes représentants du Québec à l'étranger et qui, pour la plupart, viennent de petites communautés.

Imaginez-vous un peu. Si malgré tous les bâtons qu'on lui met dans les roues, le milieu rural a été capable de faire émerger des talents et des leaders, il sera en mesure d'en faire encore bien davantage, s'il est appuyé par une économie moderne qui peut désenclaver ses villages et donner davantage de moyens à ses habitants. C'est ce qui peut arriver si on met à profits tous nos talents, conjugués aux nouvelles technologies de l'information et des communications, on serait en mesure de rejoindre tous les québécois dans les petits coins du pays et on pourrait assister à la naissance de viviers d'innovation et de créativité. 
 
Ce n'est pas vrai que tout se mesure en termes de grosseur et de rendement. Tout n'est pas ni noir, ni blanc, tout est en nuances. Et  il faut miser sur toutes ces différences pour se bâtir un monde qui nous convient. Il faut aller au-delà du facteur économique et voir plus loin que les bilans positifs, les profits et l'argent. Cette façon de voir ne fait que creuser le fossé des disparités régionales pour prétendument créer davantage de richesses.

A mon avis, la richesse n'est pas seulement une question d'argent. Elle est aussi culturelle et sociale, elle est faite de plaisir et de petits bonheurs. Des ingrédients qu'on retrouve dans un environnement qui nous convient. C'est bien plus facile de se façonner un village à notre image que d'influencer l'avenir d'une grande ville.

Et c'est tout ce que les ruraux demandent. Ils veulent simplement qu'on leur reconnaisse le droit de vivre autrement. Une reconnaissance de leur capacité de prendre en charge leur développement et d'assumer des responsabilités à un échelon territorial proche de leurs préoccupations. Et cela passe par une véritable décentralisation démocratique et par l'affirmation de notre désir de vivre en dehors des limites d'un monde où tout est organisé. Vivre à la campagne c'est assumer cette différence en espérant simplement à être respecté.

Qu'est-ce qui attache les gens à leur milieu ? Qu'est-ce qui les attire dans un milieu ? Qu'est-ce qui fait qu'on choisi de vivre en milieu rural? Vous demandez-vous? Il n'y a pas qu'une seule réponse, peut-être parce que comme moi on y est né et qu'on s'y trouve bien et que même après avoir beaucoup voyagé, c'est encore ici que je me sens le mieux. Peut-être aussi parce qu'on a décidé de fuir la grand ville et qu'on a eu un coup de cour pour un coin de campagne. En fait toutes les raisons sont bonnes : le retour dans la contrée qui nous a vu naître, le retour aux sources, l'appel de la nature, le goût de se retrouver dans un monde plus à notre mesure et moins anonyme, en fait il y a autant de réponse qu'il y a de gens.  .
 
Ce qui a changé avec la globalisation de l'économie et la mondialisation des échanges de tout type est la définition même du monde rural désormais centrée sur sa nature plutôt que sur son rôle. Donc, au moment où nos communautés se mobilisent autour de leur caractère, de leur mode de vie distinctif, plus que jamais, les gens à la recherche d'un nouveau mode de vie trouvent de quoi répondre à leurs aspirations. 
 
Parce que, contrairement à une croyance répandue, la communauté rurale ne se présente comme un bloc homogène. Alors on choisit la campagne pour ses différences qui se reflètent par son milieu, son environnement, son mode de vie et ses solidarités.

Chose certaine, faire le choix de la campagne n'est pas une affaire de villégiature. Il s'agit d'un projet de vie qui n'a rien à voir avec une visite d'une fin de semaine ou avec des vacances.

Et de plus en plus de citadins choisissent le cadre rural pour s'y établir de façon permanente. Ce phénomène de migration des urbains vers le monde rural s'observe au Québec comme dans plusieurs pays industrialisés.

Loin des clichés encore véhiculés, la ruralité évolue et se transforme continuellement. Le monde rural est loin d'être monolithique. Il n'existe pas qu'une campagne homogène, bucolique et touristique. Le monde rural est fait de nuances, de diversité et de réalités multiples. C'est pour ça qu'il est possible de s'y installer. On y trouve autant de réalités que de possibilités, dans lesquelles ont peu se trouver un mode de vie à notre mesure.

Les transformations de l'économie et l'organisation du travail qui découlent de l'évolution des techniques de télécommunication font de l'espace rural un lieu extrêmement attrayant pour les créateurs et les télétravailleurs tels que les traducteurs, les graphistes, les illustrateurs et plusieurs autres métiers qui, peuvent travailler à distance et qui s'accommodent très bien d'un tel environnement. Le milieu rural offre un grand nombre de débouchés, davantage qu'on peut le penser, mais à condition d'innover et de savoir parfois s'adapter aux circonstances.

Osez innover et vous adapter, faites que votre bibliothèque prenne sa place et se retrouve au cour de la collectivité. Un lieu, un pôle central où les gens peuvent échanger, se rassembler, se regrouper, partager. Vous avez bien plus qu'un simple rôle éducatif à jouer, La bibliothèque, à condition de se retrouver vraiment au cour du milieu, peut devenir un lieu de rassemblement et de ressourcement. D'autant plus, si elle s'installe dans un lieu central et laissé vacant, l'ancienne école de village, le presbytère, voire l'église, la bibliothèque pourra alors recréer une certaine ambiance et devenir un véritable lieu de revitalisation pour les communautés.

Vous avez un rôle à jouer, vous êtes de ceux qui pouvez faire la différence dans votre communauté. La culture, c'est ce quelque chose qui dépasse les bancs d'écoles, en plus d'ouvrir l'esprit, la lecture permet de voyager, de rêver, de connaître des savoirs et des ailleurs. Combien d'écrivains ont réussi à écrire des ouvrages célèbres sans avoir voyagé autrement qu'à travers les livres. Edgar Rice Burroughs a créé son personnage de Trazan à partir des images qu'il a vu dans des livres.
En 2006, nous sommes bien loin du Tarzan des années, mais les bibliothèques doivent être la porte ouverte sur la connaissance. A l'ère de l'Internet, en attendant que les gens aient accès au réseau dans leur maison, vous pouvez jouer ce rôle.  

Je sais qu'il vous arrive parfois de vous buter à votre ministère pour obtenir des crédits pour financer certaines petites bibliothèques, vous nous l'avez dit lors de notre tournée «le ministère devrait assouplir ses règles afin que les bibliothèques puissent s'installer dans les milieux qui sont plus petits mais qui ne répondent pas aux normes régulières». Pourtant grâce à la Politique nationale de la ruralité et la modulation, vous pourriez demander au ministère d'assouplir les règles de ses politiques. Osez demander, oser faire autrement, changer votre regard et voyer à plus long terme. C'est une façon de faire qui est gagnante.

Et à Solidarité rurale, nous vous encourageons à faire autrement. Si nous avions été invité par le gouvernement à faire la première PNR, nous venons tout juste de produire la 2e. Cela fait partie de notre rôle d'instance conseil en matière de ruralité. Un rôle que SRQ assume depuis 1997. Nous sommes une coalition hybride avec un membership composé d'une vingtaine d'organismes nationaux plusieurs organismes régionaux et des membres individuels. Nous sommes donc simultanément un groupe-conseil, un centre de formation, un centre de documentation, un lieu de recherche, une petite maison d'édition, un organisateur d'événements, tout cela avec une vaillante équipe d'une dizaine de personnes. Et nous tentons tous les jours d'être un point de contact, un relais, un lieu de ressourcement pour les leaders des communautés rurales et que nous appuyons, par nombre d'outils, ceux et celles qui choisissent de vivre à la campagne.

Alors si vous avez envie de me rejoindre ou pour tout savoir sur Solidarité Rurale du Québec rendez-vous sur www.solidarite-rurale.qc.ca