Bécancour. Notes de M. Jacques Proulx devant l’assemblée générale des membres du Comité culturel et touristique de Fortierville

15 Février 2006

Notes pour l'allocution de Jacques Proulx, président de Solidarité rurale du Québec, devant l'assemblée générale des membres du Comité culturel et touristique de Fortierville

L'importance de la concertation et du soutien local au développement d'une collectivité.


Salutations d'usage,

Sincèrement, je vous remercie de m'avoir invité. Je suis content d'être ici car j'aime rencontrer ceux et celles qui font le développement de nos communautés. Je tenterai de donner une causerie qui suscite l'échange car le débat est un des éléments déterminants du succès d'une démarche de développement. On ne peut pas changer les choses sans en discuter avec nos voisins et nos concitoyens. À preuve, lorsque certains tentent de le faire sans discuter, sans débattre, cela donne lieu à toutes sortes d'abus de pouvoir.

Donc susciter le débat, l'échange, ce n'est pas pour faire joli ou pour avoir l'air plus démocrate. C'est la seule façon de mobiliser la population. Pas consulter et après faire à sa tête, non, discuter, débattre pour que la vérité du milieu, de ses aspirations, éclosent doucement. Car soyons clairs, je ne vous parle pas d'un chemin en ligne droite et sans embûches, je pense plutôt que le développement durable pris en main par les communautés ressemble à une route sinueuse où il faut circuler tranquillement, les sens en alerte, les pas mesurés, tout en appréciant autant la route que l'on parcourt que la destination où l'on veut se rendre.

La solidarité, c'est un sentiment, comme l'amitié ou l'amour. Une affaire qu'on négocie entre soi et soi. Je dirai presque une manière d'être au monde. On est solidaire comme on aime. Certains aiment mal. D'autres aiment trop. Certains sont de grands amoureux. Jacques Brel était certainement un grand amoureux car il faut l'être pour avoir pu écrire quand on a que l'amour. Cette chanson, ce credo je dirais, commence comme une chanson d'amour et se termine sur des paroles comme «quand on a que l'amour/ pour habiller matin/ pauvres et malandrins/ de manteaux de velours/». Mais l'amour comme la solidarité sont des aventures préremptoirement périlleuses, exigeantes, presque inhumaines d'exigence.

La solidarité est également une vertu. Une vertu de cour, de l'ouvre missionnaire notamment. Certains en sont tellement pourvus qu'au moment précis où je vous parle, quelques tortionnaires tentent de faire avouer à des camarades des informations que, par solidarité, ils tairont.

C'est aussi une arme. L'arme redoutable qu'utilise tant et tant de groupes. Les banquiers sont solidaires lorsqu'ils veulent des amendements législatifs qui favoriseraient le développement de leurs marchés et celui de leurs cotes en bourse. Les travailleurs sont solidaires à l'heure de difficiles négociations. Les victimes de séismes appellent à la solidarité. Les chefs d'états démocratiques exigent la solidarité ministérielle. Et, en tournant les coins ronds, je pourrais dire que les groupes communautaires crient à la solidarité pour assurer leur survie ou le rayonnement de leur action.

Bref, la solidarité a bon dos. Néanmoins, je crains qu'on en parle beaucoup actuellement pour une couple de raisons. D'abord, les maux sont nombreux. Ensuite, le marché tente de dicter ses lois et finalement, on a préféré le mot solidarité aux mots compassion, charité ou entraide lesquels seraient à connotation trop judéo-chrétienne.

Pour ce qui est des maux, ils ont bien peu changé. Les pauvres sont toujours pauvres, des femmes sont battues depuis l'homme des cavernes, les vieux sont malades et approchent inexorablement de leur mort, etc. Mais ce qui a changé dans nos sociétés, dites avancées, c'est que l'enrayement de ces maux passe obligatoirement par l'état providence. Or, la providence est à bout de souffle et accuse plusieurs défaites. Aux spécialistes des maux des années 70, on préfère désormais les gens des milieux plus solidaires, moins coûteux et surtout plus près des problèmes. À l'approche savante on oppose celle du terrain. Un peu des deux, il me semble que ça nous ferait du bien. Tout comme il me semble qu'il faudrait avoir le courage de dire au monde que vivre c'est difficile. Notamment c'est une inlassable bataille contre la mort même pour les suicidaires.

En ce qui concerne le marché, le libéralisme sauvage qui cherche à occuper tout l'espace, je répéterai les mots de John Saul : « j'adore le marché. Je ne suis cependant pas assez stupide pour confondre ses mécanismes nécessaires et importants, certes, mais étroits, avec une force ample, solide et consciente pour mener la société. » En somme, le marché est responsable du commerce pas de l'organisation sociale, c'est pourquoi il n'est toujours solidaire que de lui-même.

Enfin, pour ce qui est des mots qui seraient plus à la mode que d'autres, cela est une vérité de la police -La Palice-! On a enfermé la langue dans une rectitude qui javellise tout, même les beaux sentiments. Mais sachons aussi que choisir certains mots plus que d'autres est une façon d'orienter le débat ou les discussions. Si dans mon livre à moi, il faut être solidaire, cela ne remplace pas la compassion ou le don de soi qui sont des vertus essentielles à la vie en commun.

Les siècles sont parsemés d'histoires de solidarité qui ont changé la marche du monde. En occident, le plus beau legs s'appelle les états démocratiques. Je crains même que cette réappropriation de la solidarité par le communautaire relève d'un préjugé: celui qui veut que le monde communautaire soit meilleur que les autres. Moi, je n'y crois pas tellement.

Et je sais ce que je dis parce que je suis un militant né. Je travaille à changer le monde depuis plus de 40 ans. J'ai milité dans plusieurs groupes ou forums mais jamais dans un groupe communautaire. Mon seul groupe communautaire serait Solidarité rurale du Québec. Et d'ailleurs, j'ai bien de la misère avec les communautaires au sein de notre coalition. Pour moi, trop d'entre-eux cultivent le misérabilisme parce que c'est leur gagne-pain. Moi, je suis plus près de l'action syndicale ou de la doctrine sociale de l'Église. Notamment, je ne partage pas la définition communautaire de la démocratie. Je ne crois pas dans la démocratie directe. Je ne crois pas que les militants et les employés aient les mêmes rôles et les mêmes fonctions dans nos organisations. Par exemple, je ne pouvais pas tolérer à l'Union des producteurs agricoles que des employés disent: «Nous les agriculteurs».

Sans en être tout à fait sûr, je dirais que je crois plus à l'action politique pour tout ce qui relève des grands ensembles alors que par définition l'action communautaire est en lien avec une communauté. Par exemple, la question épineuse des services de proximité dans les villages trouve des réponses dans la communauté mais il n'appartient pas aux groupes communautaires de revoir la façon dont les états vont assurer des services à leurs citoyens. En somme Charlevoix ou le Bas-Saint-Laurent ne sont pas le Québec. Tout comme une hirondelle ne fait pas le printemps, une communauté ne fait pas une société.

Finalement, je crois que je comprends plus la citoyenneté que la solidarité. Car la citoyenneté ancre nos sociétés démocratiques, alors que la solidarité est au fond, une qualité de l'âme. Et l'âme, chez moi, c'est très privé.

Vivre en milieu rural est l'expression d'une liberté, de ma liberté. Et par un ensemble de gestes -tous plus inoffensifs les uns que les autres et acceptés tacitement par les ruraux- l'exercice de cette liberté m'est de plus en plus contesté. Vous le savez aussi bien que moi, vous qui faites partie d'une petite communauté, nos services publics ne sont jamais définitivement acquis et le même État qui prétend sur toutes les tribunes nationales vouloir décentraliser peut très bien fermer un bureau local, un point de service ou tout simplement ne pas financer suffisamment le CLSC pour lui permettre d'ouvrir à des heures décentes. C'est ainsi que le défi majeur, central, qui confronte les communautés rurales est celui d'exister, de défendre leur liberté d'être par la vigilance et le développement de projets porteurs pour leur devenir.

Car, toute l'organisation politique québécoise et canadienne est orchestrée autour d'une seule idée : celle de la concentration des administrations, des personnes, des services et des entreprises.

Cette logique s'est appliquée aux villes (80% de la population vit dans 11 villes créées de toutes pièces par la ministre Louise Harel pour régler les problèmes fiscaux de Montréal et de Québec, qui ne sont pas réglés d'ailleurs!).

Cette logique de la concentration s'est aussi appliquée aux services, ceux des grandes institutions, méga-hôpitaux, grande bibliothèque, super université, et même une fédération de caisses populaires!

Elle s'est appliquée aussi au secteur privé, avec les méga fusions d'entreprises toujours plus grosses, comme tout récemment celle des deux géants miniers Falconbridge et Inco, qui ont créé le plus important producteur de nickel au monde. Les fusions ont aussi rimé avec concentration de l'information comme dans le cas de la transaction des stations de radio de Radiomédia achetées par le groupe Corus.

Face à cela, les défis peuvent sembler insurmontables sauf si l'on comprend que nous sommes ruraux et que ça nous prend un village pour être heureux. Ces défis deviendront d'autant plus emballant que nous choisirons de nous y attaquer sous l'angle du développement local, que nous voudrons durable. Que nous serons ainsi la mouche du coche, des délinquants, des marginaux, des défenseurs du bonheur national brut, celui qui se comprend comme la multiplication de tous les bonheurs villageois bruts et non une concentration de bonheur comme on concentre les villes, les services, les entreprises.

En réponse à vos questions, tantôt, je pourrai vous parler d'abondance de mon village, Saint-Camille, si vous le souhaitez. On a toujours une école primaire, une caisse populaire, un bureau de poste, auxquels on a ajouté au fil des années un centre pour nos personnes âgées, un café communautaire et bientôt nous serons une communauté qui voit à l'alimentation de ses membres. Aucune maison n'est à vendre, aucune grosse industrie n'est venue s'y installer.

Solidarité rurale du Québec, la coalition que je préside depuis 13 ans, en plus de promouvoir le mode de vie rural, considère une idée moderne : celle du nomadisme dont parle le philosophe et écrivain Jacques Attali. Ce nomadisme contemporain, actuel, occidental, tiendrait au fait que nous aurons plusieurs lieux de vie, de résidence, au même titre que nous avons désormais plusieurs emplois. Nous aurons plusieurs adresses qui correspondront chacune à des temps de notre vie. En fait, le premier motif pour déménager est l'allongement de la durée de vie. On vit vieux, faut bien faire quelque chose de toutes ces années gagnées sur la mort. Cela dit, il y aura toujours des urbains irréductibles et d'éternels ruraux comme moi.

Mais il y aura aussi de plus en plus de mouvements, des allées et venues, des départs puis des retours, ce qui est de santé. À cet égard, l'exemple des jeunes est patent : partir pour mieux revenir. Beaucoup d'entre eux sont partis voir le monde, faire leurs expériences, terminer leurs études, puis l'âge aidant, ils commencent à chercher une branche où se poser et cette branche est de plus en plus souvent rurale.

Permettez-moi d'ailleurs de citer une donnée fort intéressante tirée d'une enquête, menée par l'Observatoire Jeunes et Société de l'INRS, qui indique que 62 % des jeunes qui ont quitté leur région d'origine pour aller compléter des études seraient prêts à retourner y vivre, si les circonstances s'y prêtaient. Et les circonstances prennent souvent la forme d'un emploi, bien sûr. Ce que cette enquête indique aussi, c'est que c'est tout de suite après la fin de leurs études que les jeunes sont les plus mobiles. Les communautés devront trouver les moyens de les convaincre de revenir s'y installer avant qu'ils ne se perchent sur une autre branche qui pourrait bien être urbaine, si rien d'autre ne leur est offert par le monde rural.

Pour nous, et c'est là notre paradigme, le monde rural est condamné à l'innovation politique, comme économique, il doit devenir autre pour se développer à sa pleine mesure. Car, un autre aspect du défi rural est de «redonner un sens, une vie et un contenu réels aux collectivités naturelles que sont (.) les villages, les villes et les régions», voilà la pierre angulaire de notre vision des choses.

Créer un sentiment d'appartenance ou miser sur le sentiment d'appartenance pour stimuler la prise de responsabilité et la volonté d'assurer une stabilité à nos milieux de vie. Le développement d'un sentiment fort d'appartenance dans les communautés peut avoir l'air utopique au premier abord, mais cette façon de faire n'a rien de candide.

Ce qui a changé avec la globalisation de l'économie et la mondialisation des échanges de tous types, est la définition même du monde rural, désormais centrée sur sa nature plutôt que sur son rôle. Donc, au moment où nos communautés se mobilisent autour de leur caractère, de leur mode de vie distinctif, plus que jamais, les énergies des leaders doivent être investies dans la conception et le développement d'un modèle social, politique, économique et culturel rural. Car rien n'assurera plus la pérennité de notre mode de vie et de nos villages que la prospérité de chacun de ses membres. Nous sommes condamnés à imaginer, à inventer ce que nous voulons être, à innover dans nos façons de faire et à en saisir les autorités politiques.

Le monde rural est aussi un enjeu politique de taille qui concerne notamment l'occupation du territoire, la protection et la mise en valeur des ressources naturelles si importantes pour l'économie canadienne. Il est donc raisonnable que les gouvernements locaux, régionaux ou nationaux se donnent des politiques dont les ruraux useront comme d'un tremplin pour construire un monde rural moderne, contemporain, adapté aux besoins des hommes et des femmes qui préfèrent vivre dans des communautés de petites tailles.

La principale difficulté se situe, me semble-t-il, dans la panne d'idées, et j'ajouterais depuis la course au leadership du Parti Québécois, la langue de bois, mais je ne veux pas faire ici de politique plus que la politique actuelle mérite qu'on en fasse. Mais, il existe une seule façon de se sortir de la panne d'idée: il faut renouveler notre regard, voir les choses autrement, voilà le passage obligé pour toute personne intéressée par le développement de son village, de sa communauté.

Pour les politiciens ou les cambistes, renouveler le regard, voir le monde autrement c'est notamment briser le paradigme de la spécialisation aussi cher à l'État qu'au grand capital. Car, je vous le rappelle, la spécialisation de l'économie, comme des lieux de vie dédiés à une seule production, comme le Saguenay réservé à l'aluminium, la côte gaspésienne aux pêches même s'il n'y a plus de poissons, et l'Abitibi aux mines, est une idée intrinsèque à la macro-économie, elle-même une science issue du 19e siècle, grand siècle de l'industrialisation.

En somme, notre idée à Solidarité rurale du Québec est que le monde rural d'aujourd'hui étant tout autant tributaire de ses ressources que des qualités de son mode de vie, seule une révision en profondeur de la manière d'exploiter ses ressources entraînera des succès. Je vous donne un seul exemple. Au Québec, l'observation de la nature embauche autant que les papetières. Cela étant, la protection de la forêt est désormais un enjeu pour les bénéfices des papetières comme des commerçants de la nature. Il y a des régions où le tourisme est l'employeur le plus important et 250 villages vivent sans aucune trace d'agriculture.

En somme, à partir de nos travaux sur la nouvelle économie rurale, sur les micro-entreprises, sur l'organisation politique et économique des villages, je dis que la nouvelle économie rurale et ses entreprises seront simultanément créatrices et innovantes; flexibles et polyvalentes; écologiques, maillées et enracinées; participatives. Leurs conditions d'émergence: formation continue, accès aux ressources, investissement dans la recherche, innovation et développement, accès aux marchés domestiques; accès aux capitaux surtout de démarrage. Enfin, je dis que l'avenir du monde rural est tributaire de notre capacité collective et individuelle à redéfinir son sens tout autant que son économie. Sans la prospérité, les milieux ruraux sont condamnés. «Modifier le regard: c'est ça, notre grand ouvre.» Et ça c'est hautement culturel. Les artistes sont plus capables d'invention et de création que les technocrates.

Le professeur en sciences économiques Bernard Pecqueur, un Français, dit même que «le développement local est la seule façon de s'adapter au global (.) si on oppose à la grande production la spécificité, on aura du développement local». Il va même jusqu'à dire que «l'un des moyens à la disposition des pouvoirs publics pour encourager le développement local est (..) d'investir dans la construction des territoires, la protection des paysages, des ressources naturelles. Le territoire devient une valeur. C'est toute la différence entre valoriser un territoire, forcément unique, ou valoriser une main-d'ouvre», une ressource, un secteur, que l'on pourra toujours trouver ailleurs. Sûrement à meilleur prix.

Je suis assez vieux pour faire des prédictions: le marché des produits de masse appartient désormais aux pays du Tiers Monde avec la Chine et l'Inde en tête. Mais à Québec et à Ottawa, on ne semble pas en tenir compte! Aussi, faudrait-il convenir également que les viticulteurs sont autant des ruraux agriculteurs que les producteurs de lait !

Après 15 ans d'engagement dans ma communauté, il me semble que les seules clés du développement local et de la vitalité des communautés sont les hommes et les femmes. Les règlements, les lois, les volontés politiques, les subventions viendront lorsque nous serons collectivement convaincus que la culture, cette réalité intemporelle, communautaire et sociale est la clé de voûte du développement.

Comme au 21e siècle, dans un pays occidental, vivre au village, c'est vivre à contre-courant, à la marge. Plus que d'autres, les ruraux sont condamnés à la solidarité digne, digne de leur bonheur. D'ailleurs la Politique nationale de la ruralité québécoise, obtenue de hautes luttes par les ruraux, est appuyée sur une certaine idée de la solidarité et de la citoyenneté. Et voilà en quoi elle est assez originale pour inspirer le monde occidental, car elle met de l'avant une certaine idée de la gouvernance appuyée sur une modulation de l'action gouvernementale, qui prenne en compte le territoire et une pléiade de facteurs socio-économiques comme le niveau d'instruction ou l'âge moyen des résidents d'un coin de pays. Aussi, elle met à l'ouvrage, en forçant leur collaboration, les élus et les acteurs communautaires, également appelés société civile.

En terminant, j'aimerais vous dire que nous tentons tous les jours à Solidarité rurale du Québec d'être un point de contact, un relais, un lieu de ressourcement pour les leaders des communautés rurales et que nous tentons d'appuyer, par nombre d'outils, ceux et celles qui choisissent de vivre au village.

Notre coalition est hybride avec un membership composé d'une vingtaine d'organismes nationaux telle que l'Assemblée des Évêques, les grandes organisations syndicales dont l'Union des producteurs agricoles, la Fédération des caisses Desjardins, la Fédération de l'Âge d'Or, l'Association des CLSC et CHSLD du Québec, la Fédération Québécoise des Municipalités, la Fédération des commissions scolaires, bref, un sommet économique permanent auquel se greffent plusieurs organismes régionaux et des membres individuels.

Depuis 1997, Solidarité rurale du Québec est également l'instance-conseil du gouvernement du Québec en matière de ruralité. Nous sommes donc simultanément un groupe-conseil, un lobby, un centre de formation, un centre de documentation, un lieu de recherche, une petite maison d'édition, un organisateur d'événements, tout cela avec une vaillante équipe d'une dizaine de personnes. Notre site Internet mérite d'être visité notamment pour y lire notre bulletin d'information, le Québec rural. Si vous souhaitez poser un geste citoyen en faveur de la ruralité, nous avons aussi une campagne de recrutement de nouveaux membres sous le thème : J'ai l'âme à la ruralité.

Je vous remercie de votre attention.