Solidarité rurale du Québec déplore la division qu’a provoquée la proposition de l’industrie forestière

30 Octobre 2008

Solidarité rurale du Québec déplore la division qu'a provoquée la proposition de l'industrie forestière et rappelle au gouvernement qu'il existe déjà un consensus sur le futur du régime forestier québécois autour du Livre vert

La division ne peut servir de vision


Nicolet, le 30 octobre 2008 - Dans la foulée de la conférence de presse du Conseil de l'industrie forestière, du positionnement nuancé des unions municipales, des critiques virulentes de certains acteurs et de l'absence de nombreux autres, Solidarité rurale du Québec constate la division malheureuse qu'a provoquée le document du Conseil de l'industrie forestière.

Pour Claire Bolduc, présidente de la coalition, l'enlisement du débat est évident. « L'initiative des industriels est loin de faire consensus comme ils le prétendent. Au contraire, elle divise les acteurs et mine le débat. Face à la crise mondiale et à la situation difficile de nombreuses communautés, ce n'est pas de division et de pseudo-réforme à saveur de statu quo dont nous avons besoin, mais d'une vision audacieuse pour une nouvelle foresterie. »

« Le gouvernement doit prendre acte de cette division et revenir au consensus plus large qu'il a réussi à obtenir lors du Sommet sur la forêt et dans le Livre vert. Il doit maintenir son engagement de mettre fin aux garanties d'approvisionnement (CAAF) et diversifier le régime forestier » réclame Claire Bolduc.

Revenant aux positions soutenues par la coalition devant la commission parlementaire, la présidente de Solidarité rurale du Québec rappelle les conditions essentielles d'une foresterie durable. « Le futur régime forestier ne peut être la somme des intérêts corporatifs, il doit plutôt être au service des intérêts supérieurs de l'ensemble de la société. La refonte passera par une diversification des modes de tenures où la forêt de proximité peut trouver une véritable place; par des projets à valeur ajoutée ancrés dans les territoires; une gestion qui considère la forêt comme un tout et maximise tous les usages possibles et émergents. Bref, une foresterie qui ne réserve pas un traitement de faveur pour les gros en laissant le risque et la précarité aux plus petits. Une gouvernance qui ne vient pas créer des monstres bureaucratiques, mais qui s'appuie sur les MRC déjà responsables de l'aménagement du territoire et de ses ressources. »

Claire Bolduc souligne que Solidarité rurale du Québec continuera à participer au débat de manière constructive et rigoureuse : « Nous poursuivrons le travail de réflexion aux côtés des partenaires de la forêt pour que le Québec obtienne une réelle refonte du régime forestier. Notre coalition gardera toujours en tête les intérêts des communautés forestières, et plus largement, ceux des Québécoises et des Québécois à qui appartient cette ressource. »


À propos de Solidarité rurale du Québec
Créée en 1991 pour assurer le suivi des États généraux du monde rural, Solidarité rurale du Québec a pour mission de promouvoir la revitalisation et le développement du monde rural, de ses villages et de ses communautés, de manière à renverser le mouvement de déclin et de déstructuration des campagnes québécoises. Composée d'une vingtaine d'organismes nationaux et de plus de 200 membres corporatifs et individuels, la Coalition agit, depuis juin 1997, à titre d'instance conseil du gouvernement du Québec en matière de ruralité.



Source :    Mélina Morin
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