Le vendredi 24 septembre : un forum sur le transport en milieu rural.

22 Septembre 1999

Nicolet, le 22 septembre 1999 - « Jamais Solidarité rurale du Québec croyait que la question du transport des personnes en milieu rural était une question aussi brûlante d'actualité a déclaré Jacques Proulx, président fondateur de la coalition. En effet, depuis un certain temps, peut-être deux ans, des ruraux nous contactent pour nous raconter l'état des choses dans leurs coins de pays. Après une couple de téléphones, on a convenu d'y regarder de plus près. Bref, près de 100 personnes provenant de 11 régions et de 42 comités différents travaillant à initier des solutions à leur problème de transport des personnes seront présentes à Château-Richer le vendredi 24 septembre. La popularité de cette réunion témoigne de la situation criante qui prévaut dans nos communautés. »

Pour faire une histoire, le besoin de se déplacer sur le territoire s'est accru au fil des ans. Le travail n'est plus situé dans le village de résidence pour la majorité des ruraux. Les services d'usage régulier se sont multipliés et pour un grand nombre d'entre eux, se sont installés ou ont déménagé dans les petites villes régionales. Les loisirs se sont transformés et nécessitent souvent un déplacement vers des infrastructures sociales et culturelles sises en ville. Et plus récemment, la réorganisation des services de santé et le virage ambulatoire obligent désormais les patients à de fréquents déplacements vers les CLSC ou les hôpitaux. Pourtant, plus les ruraux ont besoin de se déplacer, plus les réseaux de transport collectifs se disloquent. À preuve, le réseau d'autobus interurbain a perdu la moitié de son ampleur au cours des vingt dernières années et le train n'est plus que l'ombre de lui-même. Conclusion des courses, les ruraux doivent soit posséder une voiture, soit s'emmurer au village ou le quitter. « Pour les ruraux plus jeunes, plus vieux ou plus pauvres c'est un casse-tête permanent, a commenté Jacques Proulx. Les problèmes sont réels : des jeunes ne peuvent poursuivre leurs études, d'autres doivent renoncer à occuper certains emplois pendant que de vieilles dames se résignent à déménager pour recevoir certains soins de santé. »

Mais ce vendredi 24 septembre, l'heure est aux solutions. « Québec, Ottawa et leurs filiales parapubliques doivent bouger parce que, notamment, a expliqué Jacques Proulx, nous avons mis de l'avant de véritables solutions qui fonctionneraient si nous pouvions accepter de faire les choses autrement. »



Source : Marie Anne Rainville
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