Gaz de schiste : Solidarité rurale du Québec soulève des questions de fond

23 Novembre 2010

Nicolet, le 22 novembre 2010 – Se présentant aux audiences du BAPE sur les gaz de schiste, Solidarité rurale du Québec invite les commissaires du BAPE à dépasser les seuls aspects techniques et à traiter des questions de fond inhérentes au développement d’une telle industrie. C’est ainsi que la Commission pourra remplir pleinement le mandat qui lui a été confié et faire place à la recherche de solutions porteuses et différenciées pour les communautés touchées.

« Le travail que réalisent présentement les commissaires est majeur, le BAPE ne peut faire l’économie de l’étude des questions de fond. Il en va de la crédibilité de l’institution», affirme sans détour Claire Bolduc, présidente de l’organisation.

Une question de vision
D’emblée, Solidarité rurale enjoint le BAPE à retourner le gouvernement à ses devoirs pour renouveler carrément la stratégie énergétique du Québec. « Développement éolien, port méthanier, et aujourd’hui, développement du gaz de schiste… ces rebondissements suffisent à eux seuls à rendre caduque la stratégie actuelle. Le Québec doit se doter d’une nouvelle politique énergétique, et la bâtir avec un large consensus social », affirme madame Bolduc.

Une question de démocratie
« L’acceptabilité sociale est une question de démocratie locale », rappelle madame Bolduc. « Il ne s’agit pas simplement de consultation sans lendemain, mais de choix et d’imputabilité. Les élus locaux sont à même d’assumer cette responsabilité locale face à leurs commettants, et d’en rendre compte démocratiquement ». C’est pourquoi la Coalition demande aux commissaires de considérer une recommandation en ce qui concerne l’imputabilité démocratique au regard du développement gazier.


Une question d’aménagement
De plus, pour Solidarité rurale du Québec, le développement du gaz de schiste ne doit pas se soustraire à l’aménagement du territoire. L’exclure serait une erreur qui priverait les milieux de moyens pour planifier son développement et gérer la cohabitation des différents usages sur le territoire.


Une question de retombées
Sur la question des retombées économiques, Solidarité rurale du Québec souligne que le nivellement par le bas n’est pas de nature à augmenter l’acceptabilité de cette nouvelle filière. « Il ne faut pas répéter l’erreur commise en forêt, où les redevances n’arrivent même pas à couvrir les investissements de l’État. Il est révolu ce temps où l’on fait miroiter des millions sans tenir compte des coûts réels pour les collectivités, l’environnement et pour l’État », de conclure la présidente de Solidarité rurale du Québec.


À propos de Solidarité rurale du Québec
Créée en 1991 pour assurer le suivi des États généraux du monde rural, Solidarité rurale du Québec a pour mission de promouvoir la revitalisation et le développement du monde rural, de ses villages et de ses communautés, de manière à renverser le mouvement de déclin et de déstructuration des campagnes québécoises. Composée d'une vingtaine d'organismes nationaux, de quelque 200 membres corporatifs et individuels, la Coalition agit, depuis juin 1997, à titre d'instance-conseil du gouvernement du Québec en matière de ruralité.

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Source : Cynthia Rivard
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