Agents de développement rural

Depuis quelques décennies, les politiques de développement du Québec ont eu un effet non négligeable sur la capacité des territoires à développer et à dynamiser leur communauté locale.
La Politique de soutien au développement local et régional en 1997(1) et la Politique nationale de la ruralité (la PNR 1 en 2001(2) et la PNR 2 en 2007) ont été des outils de décentralisation des pouvoirs vers le niveau local permettant de stimuler et d’accélérer la prise en charge dans les collectivités.
Résultant de ces politiques, le poste d’agent de développement rural (au niveau supralocal) introduisait une approche globale et multisectorielle basée sur la mobilisation des communautés. Constatant les effets bénéfiques de la présence d’agents (subventionnés par cette politique) les milieux se dotent eux-mêmes de plus en plus de ce type de ressource. Nous les retrouvons sous différentes appellations : agent de développement local, conseiller en développement rural, etc.

Un rôle central et un mandat multidisciplinaire

L’agent a pour mandat «d’animer, de mobiliser et de fournir une aide technique aux démarches des communautés rurales ainsi qu’au travail de concertation de la MRC. Il appuie aussi les promoteurs des communautés rurales et autochtones dans la réalisation de leurs projets». Ce mandat voit le jour en 1997 et est ensuite rattaché en 2001 à la mise en œuvre de la Politique nationale de la ruralité, notamment en ce qui concerne les pactes ruraux.

L’agent joue un rôle central dans les activités des collectivités. Il est en interaction autant avec le milieu politique, MRC et municipalités, qu’avec la société civile, représentée par des membres d’organismes locaux et supralocaux, des porteurs de projets ou des citoyens. Ses interactions amènent donc l’agent à rallier l’ensemble de ces acteurs à l’atteinte des objectifs communs issus de plan de travail local ou supralocal établi. Chemin faisant, il doit s’assurer que le tout se déroule en conformité avec les orientations de la PNR et voit, au besoin, à la mise à jour du plan de travail avec la MRC.

Des fonctions générales et des compétences spécifiques

Le tableau qui suit présente un résumé des fonctions ainsi que des compétences spécifiques au mandat de l’agent rural. Il ne s’agit pas de détenir toutes ces compétences à forces égales, mais plutôt de s’adapter aux besoins du territoire en tant que professionnel et de voir à acquérir les plus pertinentes dans le cadre du mandat ou des dossiers confiés.

Selon les priorités de chaque territoire rural, le mandat précis de l’agent peut varier. Toutefois, de façon générale, il se dégage quatre principales fonctions qui se présentent comme suit:

Des aptitudes à cultiver

Afin de bien exercer ses fonctions et de déployer ses talents professionnels, un agent doit démontrer des aptitudes à communiquer, à tisser des liens et à développer un climat de confiance avec les acteurs du milieu.

Il doit constamment s’exercer à ne pas porter de jugement sur les situations, mais plutôt à les comprendre et à composer avec elles.

Le dynamisme, la culture, l’histoire, les échecs et les réussites des leaders locaux (élus, porteurs de projets ou citoyens) sont autant d’éléments avec lesquels l’agent doit manœuvrer.


 

 

À ce jour, le RADAR (Réseau des Agents de Développement Au coeur de la Ruralité) c'est plus de 180 agents de développement rural oeuvrant dans les milieux ruraux du Québec.

 


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1. La Politique de soutien au développement local et régional résulte du rapport du Groupe de travail sur les «Villages prospères» présenté au Sommet sur l’économie et l’emploi d’octobre 1996.

2. La Politique nationale de la ruralité a été élaborée suite aux travaux de réflexion et de consultation réalisés par SRQ en 1999, soit la Corvée d’idées et l’Avis pour une Politique nationale de la ruralité.

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